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Travailler dans l'UE en tant que citoyen britannique après le Brexit : ce qui a changé et ce qui marche encore

Travailler dans l'UE en tant que citoyen britannique après le Brexit : ce qui a changé et ce qui marche encore

Depuis le 1er janvier 2021, les citoyens britanniques sont des « ressortissants de pays tiers » dans l'UE : les mêmes règles qui s'appliquent aux Américains ou aux Australiens s'appliquent désormais à vous. C'est moins grave que ça en a l'air. La libre circulation a disparu, mais chaque voie que les Européens utilisent pour recruter des talents hors UE vous est ouverte — et une porte, l'Irlande, ne s'est jamais fermée. Voici ce qui s'applique réellement en 2026.

La règle des 90/180 jours — et pourquoi ce n'est pas un permis de travail

Avec un passeport britannique, vous pouvez passer 90 jours sur toute période de 180 jours dans l'espace Schengen sans visa. Cela couvre les vacances, les entretiens et les courts déplacements professionnels — pas le travail. Travailler pour un employeur européen, ou même y vivre en travaillant à distance pour une entreprise britannique, nécessite un permis de résidence de ce pays. Le dépassement de délai ou le travail en entrée touristique est enregistré à la frontière par le système d'entrée/sortie de l'UE, donc ce n'est pas un risque à prendre. À partir de 2026, les visiteurs sans visa auront également besoin d'une autorisation ETIAS avant de voyager.

L'Irlande : la porte qui ne s'est jamais fermée

En vertu de la zone commune de voyage, les citoyens britanniques peuvent vivre et travailler en Irlande sans permis, sans visa et sans limite de durée — exactement comme avant le Brexit. Les secteurs de la tech, de la pharma et de la finance à Dublin recrutent massivement en anglais, et les employeurs irlandais traitent les candidats britanniques comme des locaux. Si vous voulez travailler dans l'UE sans papiers, c'est le seul endroit où c'est encore littéralement possible.

Parrainage et Carte Bleue de l'UE

Pour le reste de l'UE, la voie standard est une offre d'emploi qui se transforme en permis de travail. La Carte Bleue de l'UE nécessite un diplôme (ou, dans certains pays, plusieurs années d'expérience), un contrat d'au moins six mois et un salaire au-dessus d'un seuil national qui est plus bas pour les métiers en pénurie et les jeunes diplômés. Les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Espagne et le Portugal embauchent tous des candidats britanniques pour des rôles anglophones ; le système des employeurs agréés des Pays-Bas est le plus rapide quand l'employeur est enregistré. Votre diplôme britannique est généralement accepté pour les besoins de la Carte Bleue, mais vérifiez les professions réglementées auprès du réseau ENIC-NARIC.

Ascendance, visas pour le télétravail et programme jeunesse

Trois choses à vérifier. D'abord, la citoyenneté par ascendance : un parent ou un grand-parent irlandais, ou une ascendance dans plusieurs autres pays de l'UE, peut vous donner droit à un passeport de l'UE — et avec lui la libre circulation complète à nouveau. Deuxièmement, les visas pour le télétravail : le Portugal, l'Espagne, la Croatie, l'Estonie et d'autres vous permettent d'y vivre pendant un an ou plus en travaillant pour un employeur britannique, sous réserve de seuils de revenus et de l'accord de votre employeur. Troisièmement, le Royaume-Uni et l'UE négocient un programme de mobilité jeunesse (« expérience jeunesse ») depuis 2025 — consultez GOV.UK pour son statut actuel avant de planifier en fonction.

L'ordre pratique

Décidez si l'Irlande vous convient — si c'est le cas, postulez dès maintenant. Sinon, ciblez les annonces qui mentionnent le parrainage ou la relocalisation, favorisez les employeurs agréés et les programmes pour diplômés, et mentionnez votre statut britannique en une phrase claire. Workcamino met en évidence chaque annonce européenne qui mentionne le parrainage ou la relocalisation et vous permet de filtrer par annonces en anglais — pour que vous consacriez votre temps aux employeurs qui peuvent réellement vous embaucher. Buen camino.

Workcamino